Jockstrap X

Tentative d'effondrement d'une spermatogenèse hors norme

A* expérimente la remontée testiculaire depuis mars 2020. Son cas est très particulier à de nombreux égards.

Un contexte inhabituel

Sa partenaire et lui ont chacun* déjà deux enfants de précédentes unions et ne souhaitent plus procréer.  Néanmoins, si une grossesse survenait, sa partenaire n’envisagerait pas de l’interrompre.

Pratiquant le tantrisme, il évite d’éjaculer, et si c’est le cas, il ne le fait pas dans le vagin de sa partenaire. La méthode thermique n’est donc qu’une précaution supplémentaire. N’étant pas pressé d’effondrer sa spermatogenèse, nous avons pu expérimenter lentement.

Il a envisagé la vasectomie, mais l’urologue qu’il a consulté l’en a dissuadé : il est atteint d’hypertension épididymaire, plus connu sous le nom de blue balls. Ces douleurs risqueraient d’être plus importantes après l’intervention.

Il a fabriqué plusieurs jockstraps mais n’a pas suivi la recommandation de veiller à la symétrie et de toujours conserver la même géométrie : notamment, l’angle du V et les longueurs de ses branches sont variables. En revanche, il applique correctement le protocole : au moins 15h quotidiennes en privilégiant les heures d’éveil.

Ses paramètres spermatiques sont déroutants. Sur ses différents spermogrammes, le volume des éjaculats est compris entre 10,2 et 13,8mL (sauf un à 8,4mL). C’est donc environ le double de la valeur de référence maximale (6mL), et jusqu’à 10 fois plus que la valeur minimale de référence (1,4mL). Lors du spermogramme de juin 2023, 25% des spermatozoïdes ont une mobilité progressive, peu en dessous de la valeur de référence (>30%).

La spermatogenèse n’est toujours pas suffisamment effondrée pour considérer qu’une contraception efficace est en place.

 

Un jockstrap particulièrement travaillé

Mi-juillet 2023, de nouveaux jockstraps ont été confectionnés en veillant à remonter fortement les testicules. Grâce à un marquage au feutre de l’emplacement des testicules, nous estimons qu’ils sont désormais maintenus environ 1,5cm plus haut que précédemment. Le dispositif reste très confortable.

Nous faisons l’hypothèse que si les testicules sont maintenus plus haut, leur température est plus élevée et l’effet contraceptif plus important, mais cela reste à vérifier.

Nous avons constaté au cours de la fabrication que quelques modifications étaient nécessaires par rapport aux indications habituelles. D’ordinaire, nous ouvrons l’angle à la pointe du V pour s’assurer que le bord de la bande élastique n’irrite pas l’aine, et nous le fermons plus haut pour maintenir les testicules. Les branches du V sont courtes pour éviter qu’elles ne soient trop lâches. Cette fois-ci, nous les avons allongées un peu plus et nous avons ouvert davantage l’angle du V dans la partie supérieure pour diminuer la pression exercée par les bandes élastiques qui avaient tendance à repousser les testicules vers le bas. Nous avons refermé autant que possible cet angle dans la partie basse pour éviter la descente des testicules en position accroupie. Nous avons aussi prolongé la couture de l’anneau jusque très haut : c’est lui qui exerce une pression sous les testicules pour les maintenir particulièrement remontés. Les bandes élastiques qui forment le X passent sur l’anneau pour que cette pression soit suffisante. Cette manière de procéder est adaptée à la morphologie de cet utilisateur mais il convient de s’adapter à chaque situation.

Il serait possible de les remonter encore d’1cm  ou 2 mais il est sans doute plus prudent de laisser la possibilité aux testicules de remonter encore lorsqu’une pression s’exerce sur eux.

Si le prochain spermogramme montre que cela ne suffit toujours pas, nous envisageons de couvrir de tissu les testicules pour tenter de diminuer les déperditions thermiques.

Historique des spermogrammes